dimanche 16 novembre 2014

Participation à l'exposition collective "Cocottes et gratin", à la PPGM de Roubaix, du 7 au 20 septembre 2014

                                                                                
Des missives à sens unique
2014
24,5 x 28,5 x 0,8 cm
Papier, scotch, fil rouge en coton, résine époxy

dimanche 30 mars 2014

Double-page dans la publication : Le Bistrot du Presbytère 2 - Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance : un patrimoine en mouvement

Texte de la publication : 

Je ne sais pas concevoir mes sculptures autrement que par le biais de cette fragilité, un découpage permanent, ressoudé jusqu’à l’obsession, avec des barres de fer en déséquilibre et ce matériau instable qu’est le papier, cette écriture manuscrite bancale, avec laquelle je prends des risques à chaque fois que je me lance, le risque de parcourir un long trajet et de m’engager jusqu’au bout, de donner autant de temps et d’amour à quelque chose d’incertain, parce que j’ai oublié de croire à la sûreté.

N’est-ce pas la magie de cette résidence, d’être simplement et fortement là, habitant des lieux, imprégné de cet endroit… J’ai commencé par poser mes chaussures, marcher pour palper l’instabilité du sol ; j’ai su très vite que j’aurais souvent envie de m’asseoir et de rester là, que cette stabilité me donnerait toutes les clés, pour construire mon installation.

Dans le film Stalker, Andreï Tarkovski fait dire à un de ses personnages : « L’essentiel est qu’ils croient en eux-mêmes, et deviennent fragiles comme des enfants. Car l’homme, en venant au monde, est faible et souple. Quand il meurt, il est fort et dur. (…) La souplesse et la faiblesse expriment la fraîcheur de la vie ; ce qui est dur ne vaincra jamais. » J’ai cloué les répliques de ce film sur le mur d’une des pièces du presbytère ; les plus longues, celles qui laissent cheminer la pensée, dépassent des barres métalliques posées au sol. En rassemblant tous les bougeoirs dans la dernière pièce, j’ai fait un vœu : garder la fragilité de l’enfant en devenir que je suis, qui sait malgré tout où il doit être, a conscience de la responsabilité de ses pas… 
Loin des murs blancs trop souvent offerts aux plasticiens, on explore toutes ces fissures et les traces restantes, on s’approprie celles qui nous gênent, on laisse les autres intactes… On pense à celui qui n’en a laissé aucune de tangible, qui pourtant occupe encore toutes les pièces : le curé Péneau, qui a vécu dans ces lieux pendant trente-cinq ans. J’ai imaginé le cilice qu’il aurait pu porter, je l’ai fabriqué avec du carton ondulé prédécoupé que j’ai assemblé, à l’intérieur duquel j’ai introduit une bande de texte amovible, comme si lui-même avait glissé ses réflexions dans ce vêtement dissimulé, souterrain, et l’avait renouvelé en changeant ces mètres de texte.

Je me suis dit en déposant mes aiguilles et mes clous : au pire, j’aurais pu réaliser juste  une installation dans un lieu magique ; au mieux on peut créer et faire des rencontres avec des personnes qui vous donnent leur confiance, qui sont authentiques et vous font grandir…

C’est le meilleur qui m’est arrivé.

B.R.

mardi 17 décembre 2013


Le chemin vers l’espoir pour devenir ta raison de vivre
Papier (texte recopié à la main à partir de la retranscription des dialogues du film d’Andreï Tarkovski, Stalker), barres en métal rouillées, fil noir  en coton, scotch
Photos : Exposition A l'ombre d'un double pendant les journées du patrimoine, les 14 et 15 septembre 2013.au presbytère de Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance
 

La sainte sueur du texte originel
Papier (une  partie du texte de l’Ancien Testament recopié), fil rouge en coton, scotch, socle blanc


mercredi 4 septembre 2013

                                               Affiche : Anne-Karen Nancey

samedi 6 juillet 2013

Exposition collective "Exuvie" aux Beaux-arts de Tours

L'exposition "Exuvie" aux Beaux-arts de Tours et à laquelle je participe sera visible jusqu'au 12 juillet 2013.
 Sculpture présentée (dans la bibliothèque) :  

La parole est un miracle, la vie aussi. N’oublie pas que tu ne vas pas mourir.


(papier - texte recopié à la main à partir de la retranscription des dialogues du film de Karl Dreyer, Ordet, treize barres en métal rouillées, fil rouge et noir en coton, scotch ).

mercredi 13 mars 2013

dimanche 17 février 2013

Exposition au château de Tours "Demeure la victoire de ma trace" du 16 février au 7 avril 2013. Commissaire : Bob Jeudy


 
La parole est un miracle, la vie aussi. N’oublie pas que tu ne vas pas mourir.
2012

Papier (texte recopié à la main à partir de la retranscription des dialogues du

film de Karl Dreyer, Ordet), barres en métal rouillées, fil rouge et noir  en coton, scotch

415 (largeur) x 180 (hauteur) x 25 cm

                                                                                           Photo : Brigitte Roffidal
 
La légèreté financière est la clé de la liberté :
tu peux partir à tout moment, retrouver l’essentiel,
tout donner ou t’envoler?
2013

Lingot en aluminium recouvert de feuilles d’or, tube en verre, sang de l’artiste, papier (relevés bancaires de l’artiste), fil rouge en coton, scotch
20 (largeur) x 15 (hauteur) x 20 cm -
  Photo : Brigitte Roffidal
Fragments complets avant de disparaître : le cri de Woyzeck
2012

Papier (texte recopié à la main à partir du livre de Georg Büchner, Woyzeck – Fragments complets), fil rouge en coton, scotch + mannequin en métal.  60 (largeur) x 135 (hauteur) x 50 cm
                                                                                              Photo : Brigitte Roffidal
Rester debout : la colonne de Saint Siméon le stylite, l’indigné d’un autre temps
2010

Papier (texte recopié à partir du livre de Hartmut Gustav Blersch, La colonne au carrefour du monde – L’ascension de Siméon, premier stylite, 2001), fil rouge en coton, scotch. 40 (largeur) x 110 (hauteur) x 40 cm
                                                                                             Photo : Brigitte Roffidal

Portrait de l'artiste avec Mon armure pour accéder à l'immatériel
2013

Sculpture : 118 plaquettes de pilules appartenant à  l’artiste et classées  par année, fil rouge en coton,
                                                               mannequin.  Photo : Romain Latapie