mardi 17 décembre 2013


Le chemin vers l’espoir pour devenir ta raison de vivre
Papier (texte recopié à la main à partir de la retranscription des dialogues du film d’Andreï Tarkovski, Stalker), barres en métal rouillées, fil noir  en coton, scotch
Photos : Exposition A l'ombre d'un double pendant les journées du patrimoine, les 14 et 15 septembre 2013.au presbytère de Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance
 

La sainte sueur du texte originel
Papier (une  partie du texte de l’Ancien Testament recopié), fil rouge en coton, scotch, socle blanc


mercredi 4 septembre 2013

                                               Affiche : Anne-Karen Nancey

samedi 6 juillet 2013

Exposition collective "Exuvie" aux Beaux-arts de Tours

L'exposition "Exuvie" aux Beaux-arts de Tours et à laquelle je participe sera visible jusqu'au 12 juillet 2013.
 Sculpture présentée (dans la bibliothèque) :  

La parole est un miracle, la vie aussi. N’oublie pas que tu ne vas pas mourir.


(papier - texte recopié à la main à partir de la retranscription des dialogues du film de Karl Dreyer, Ordet, treize barres en métal rouillées, fil rouge et noir en coton, scotch ).

mercredi 13 mars 2013

dimanche 17 février 2013

Exposition au château de Tours "Demeure la victoire de ma trace" du 16 février au 7 avril 2013. Commissaire : Bob Jeudy


 
La parole est un miracle, la vie aussi. N’oublie pas que tu ne vas pas mourir.
2012

Papier (texte recopié à la main à partir de la retranscription des dialogues du

film de Karl Dreyer, Ordet), barres en métal rouillées, fil rouge et noir  en coton, scotch

415 (largeur) x 180 (hauteur) x 25 cm

                                                                                           Photo : Brigitte Roffidal
 
La légèreté financière est la clé de la liberté :
tu peux partir à tout moment, retrouver l’essentiel,
tout donner ou t’envoler?
2013

Lingot en aluminium recouvert de feuilles d’or, tube en verre, sang de l’artiste, papier (relevés bancaires de l’artiste), fil rouge en coton, scotch
20 (largeur) x 15 (hauteur) x 20 cm -
  Photo : Brigitte Roffidal
Fragments complets avant de disparaître : le cri de Woyzeck
2012

Papier (texte recopié à la main à partir du livre de Georg Büchner, Woyzeck – Fragments complets), fil rouge en coton, scotch + mannequin en métal60 (largeur) x 135 (hauteur) x 50 cm
                                                                                              Photo : Brigitte Roffidal
Rester debout : la colonne de Saint Siméon le stylite, l’indigné d’un autre temps
2010

Papier (texte recopié à partir du livre de Hartmut Gustav Blersch, La colonne au carrefour du monde – L’ascension de Siméon, premier stylite, 2001), fil rouge en coton, scotch. 40 (largeur) x 110 (hauteur) x 40 cm
                                                                                             Photo : Brigitte Roffidal

Portrait de l'artiste avec Mon armure pour accéder à l'immatériel
2013

Sculpture : 118 plaquettes de pilules appartenant à  l’artiste et classées  par année, fil rouge en coton,
                                                               mannequin.  Photo : Romain Latapie



dimanche 18 novembre 2012

 
La parole est un miracle, la vie aussi. N’oublie pas que tu ne vas pas mourir.
Barres en métal (rouillées), papier (film Ordetde Karl Dreyer retranscrit et recopié à la main), scotch, fil rouge et noir en coton, fil transparent.
4m 05 (longueur) x 1m 80 (hauteur) X 25 cm (largeur)

samedi 15 septembre 2012

 
Détails
    
Elles devaient soutenir le béton, elles portent la vie, les dialogues d’un film, 0rdet, retranscrits d’une manière manuscrite ; le scénario prend la forme d’un électrocardiogramme, qui se laisse guider par le cours du film, la longueur aléatoire des répliques détermine la dimension de chaque ligne verticale, le rythme s’accélérant ou ralentissant en fonction des séquences.
Entre la vie et la mort, Inger ne peut être sauvée que par la parole, de celui qui croit sans dire amen à sa religion, de celui qui croit par la force de son ressenti, qui accueille en son corps la parole divine, parce qu’il s’est libéré, du poids de la vie quotidienne, de l’anodin, des paroles prononcées machinalement, des prières répétitives, souillées, sans foi… Á travers quel corps Dieu choisit-il de nous délivrer son message? Le pasteur habite son vêtement comme il porterait une blouse de profession, distribue sa parole comme un maître des images sans consistance, la famille en oublie même de demander au ciel l’évidence : le retour à la vie.
Les mots de Johannes, le fils que l’on dit fou, scient leur quotidien, s’extraient des phrases dites sans conviction : la parole, parce qu’elle implique tout son être, anime son corps et sa manière de se tenir dans ce monde ; parce qu’elle transforme sa posture, elle éclaire, guide, a le pouvoir de provoquer des miracles, interroge.
Les portants métalliques de la sculpture se tiennent à la verticale, dans un équilibre précaire, ils sont en état de rouille et dialoguent avec ce texte, fin, suspendu, qui nous demande :
Qu’est-ce que la foi ?
Va-t-elle mourir ?   
                                                                                          
B.Roffidal
    La voix de Jeanne vaut mieux que tous ces procès d’intention
Papier (le procès de Jeanne d’Arc recopié à la main), scotch, fil rouge et noir en coton, partie supérieure d’un mannequin en métal.
38 cm (longueur) x 1m 49 (hauteur) X 27 cm (largeur)

Les dépositions des personnes qui ont connu Jeanne recouvrent la base de la sculpture, elles forment la première couche. S’y ajoutent les interrogatoires du procès, cousus sur la première bande (enroulée en spirale).
Les réponses de Jeanne, marquées au fil rouge, touchent parfois le sol, ressemblent à des mèches de cheveux tombant en avalanche ; la sculpture se laisse guider par les longueurs aléatoires des questions et des réponses. Cette forme indéterminée, fragmentée et faite par tous ces décrochements, traduit aussi la liberté de Jeanne, de cette parole, insoumise et déterminée.
Comme une réponse aux nombreuses récupérations dont elle fait l’objet - comme si son martyre se poursuivait, nous pourrions répondre : lisez la voix de Jeanne. 
 B.Roffidal 

samedi 26 mai 2012

 
Exposition collective "Les utopies pessimistes"à l'Espace le Carré - à Lille (du 11mai au 8 juillet 2012). Commissariat de l'exposition assuré par  Perlinpinpin 

dimanche 20 novembre 2011

Exposition collective "Dentelle de papier" dans la collection permanente de la Cité Internationale de la Dentelle et de la Mode à Calais.

Sculptures visibles jusqu'au 30 septembre 2012

 

Second Testament : la victoire de la trace

Matériaux : papier - une partie de l'Ancien Testament recopié à la main - fil noir, scotch

vendredi 8 juillet 2011

Exposition personnelle au musée La Piscine de Roubaix du 2 juillet au 4 septembre 2011 - Ariane et la ligne monolithe - Commissariat de l'exposition assuré par Sylvette Botella-Gaudichon, en lien avec la PPGM (ou presque).







Exposition personnelle à la Plus Petite Galerie du Monde (ou presque) à Roubaix (galerie de Luc Hossepied) du 8 au 21 mai 2011

Photographie couleur du carton avec la sculpture Momie-moi avec cent trente-deux mètres de Bataille - Pour un amour transcendant tout (matériaux : livre de George Bataille Histoire de l'oeil - Edition l'imaginaire - Gallimard, fil rouge en coton, scotch) 2005.

J’ai commencé par m’interroger sur la distance que l’on parcourait lorsqu’on lisait le roman de Georges Bataille, Histoire de l’œil. J’ai découpé le livre, ligne par ligne, j’ai noué chaque fragment avec des nœuds rouges. J’ai enroulé ces cent trente-deux mètres autour de mon corps, je me suis emmaillotée ; je l’ai porté telle une enveloppe, une enveloppe de mots obscènes qui cherchent à atteindre une certaine transcendance, pour toucher autrement au mysticisme. J’ai mis cette seconde peau sur un mannequin, je l’ai allongé : il ressemblait à une relique, une relique de mon propre corps ?
Pour m’imprégner davantage du texte, me fondre avec la démarche spirituelle des scribes ou des moines copistes, j’ai décidé de recopier des livres à la main, parfois ce sont mes propres textes ; j’ai redonné une empreinte charnelle à l’écriture, une certaine sensualité, en réaffirmant l’importance de la matérialité, trop fragilisée.
J’ai conservé le système des bandelettes morcelées et nouées, de cette ligne qui s’enroule telle une spirale, pour former une « Babel de mots », à l’image de la sculpture Premier Testament : le moine en moi (qui est réalisée à partir d’un extrait de la Bible, recopié à la main) ; elle exprime l’importance du retour au texte et à la source, le souhait de supprimer les intermédiaires pour puiser dans le texte d’une manière plus directe et plus profonde. Les sculptures créées à partir de la Bible ainsi que Momie-moi avec cent trente-deux mètres de Bataille font partie de la série «Pour un amour transcendant tout»
 


jeudi 7 juillet 2011

L'amour des mets pour garder mon corps flottant en vie
Sculptures réalisées avec mes tickets de caisse
Ce que j'avale pour garder la divinité de mon corps en vie 
Tickets de caisse (reflétant ce que mange l'auteure), sacs en amidon modifié, fil rouge en coton
Dans la série "Ce que j'avale", j’ai réalisé plusieurs sculptures avec mes tickets de caisse, qui sont les témoins de ce que je mange ; ces créations, qui changent avec le temps (certains tickets pouvant jaunir ou s’effacer partiellement), tendent à rappeler l’importance du corps et de ce qu’on avale, des molécules qui nous constituent, mais elles expriment aussi l’importance de s’intéresser à ce que l’on mange pour «garder la divinité de notre corps en vie».
 Ce que j'avale : garder la divinité de mon corps en vie (détails)

Rester debout : la colonne de St Siméon le stylite (détails)


Exposition à la PPGM (ou presque) du 8 au 21 mai 2011 - Gravures monotypes




 

 



Moi je suis un monolithe, je refuse de courir…
Les autres peuvent bien parcourir le monde, dévitaliser leur âme et ramper aux pieds des boutiques… Aujourd’hui la rébellion s’exprime par le fait de rester stable; Bartleby l’avait bien compris dans le roman de Melville, le stylite Saint Siméon avant lui… Il suffit de dire à ce monde qui bouge de laisser les avions cloués au sol plus souvent, de fermer plus souvent les magasins et les stations d’essence, de travailler moins et de boycotter plus un nombre incalculable de produits pour produire une révolution.
L’art devrait être l’incarnation d’une posture, l’affirmation d’une position en réaction contre notre société, refléter une autre manière de vivre, proposer un autre modèle ; sans cette prétention intellectuelle il n’est qu’un produit parmi les autres, un générateur d’objets pour consommateurs fortunés. L’esthétique du jouet dans l’art contemporain, la tendance manga et tout ce qui épouse la mode permet certes de faire briller Versailles… Mais où est la magie, le mystère, l’ensorcellement de l’art ?
Serait-ce le système qui dicterait les lois de l’esthétique ?

Je suis sur la corde raide, la fragilité de mes créations se régale de ce manque de certitude, de cette recherche empirique jamais rassasiée, toujours en décalage…
J’ai tué l’image, trouvé la beauté, banni le kitsch pour revenir à une certaine sobriété poétique.
J’ai supprimé la représentation mais pas la noblesse du sujet; mes créations sont une ode à la lenteur, à un métier perdu : celui de copiste.
Ces morceaux de textes noués au fil rouge constituent une ligne interminable, cette ligne crée une forme, qui souvent se rapproche de l’enveloppe corporelle, parfois du monolithe. Peut-on lier les deux?
J’ai dépassé le second degré, si rassurant, je me suis réfugiée dans le premier, dans l’authenticité et le jusqu’auboutisme d’une démarche pour retrouver l’aura perdue de nos racines intestines. Mes sculptures sont devenues des stèles, des textes réincarnés ; les corps ont été bandés, emmaillotés, sauvés par cette écriture ?