mercredi 4 septembre 2013
samedi 6 juillet 2013
Exposition collective "Exuvie" aux Beaux-arts de Tours
L'exposition "Exuvie" aux Beaux-arts de Tours et à laquelle je
participe sera visible jusqu'au 12 juillet 2013.
Sculpture présentée (dans la bibliothèque) :
(papier - texte recopié à la main à partir de la retranscription des dialogues du film de Karl Dreyer, Ordet, treize barres en métal rouillées, fil rouge et noir en coton, scotch ).
Sculpture présentée (dans la bibliothèque) :
La parole est un miracle, la vie aussi. N’oublie pas que tu ne vas pas
mourir.
(papier - texte recopié à la main à partir de la retranscription des dialogues du film de Karl Dreyer, Ordet, treize barres en métal rouillées, fil rouge et noir en coton, scotch ).
mercredi 13 mars 2013
dimanche 17 février 2013
Exposition au château de Tours "Demeure la victoire de ma trace" du 16 février au 7 avril 2013. Commissaire : Bob Jeudy
La parole
est un miracle, la vie aussi. N’oublie pas que tu ne vas pas mourir.
2012
Papier
(texte recopié à la main à partir de la retranscription des dialogues du
film de
Karl Dreyer, Ordet), barres en métal rouillées, fil rouge et noir en coton, scotch
415 (largeur) x 180 (hauteur) x 25 cm
Photo : Brigitte Roffidal
La légèreté financière est la clé de la liberté :
tu peux partir à tout moment, retrouver l’essentiel,
tout
donner ou t’envoler?
2013
Lingot en aluminium recouvert de feuilles d’or, tube
en verre, sang de l’artiste, papier (relevés bancaires de l’artiste), fil rouge
en coton, scotch
20
(largeur) x 15 (hauteur) x 20 cm -
Photo : Brigitte Roffidal
Photo : Brigitte Roffidal
Fragments
complets avant de disparaître : le cri de Woyzeck
2012
Papier
(texte recopié à la main à partir du livre de Georg Büchner, Woyzeck –
Fragments complets), fil rouge en coton, scotch + mannequin en métal. 60
(largeur) x 135 (hauteur) x 50 cm
Photo : Brigitte Roffidal
Rester
debout : la colonne de Saint Siméon le stylite, l’indigné d’un autre temps
2010
Papier
(texte recopié à partir du livre de Hartmut Gustav Blersch, La colonne au carrefour du monde –
L’ascension de Siméon, premier stylite, 2001), fil rouge en coton, scotch. 40
(largeur) x 110 (hauteur) x 40 cm
Photo : Brigitte Roffidal
Portrait de l'artiste avec Mon armure pour accéder à l'immatériel
2013
Sculpture : 118
plaquettes de pilules appartenant à
l’artiste et classées par année,
fil rouge en coton,
mannequin.
Photo : Romain Latapiedimanche 18 novembre 2012
samedi 15 septembre 2012
Détails
Elles
devaient soutenir le béton, elles portent la vie, les dialogues d’un
film, 0rdet,
retranscrits d’une manière manuscrite ; le scénario prend la
forme d’un électrocardiogramme, qui se laisse guider par le cours
du film, la longueur aléatoire des répliques détermine la
dimension de chaque ligne verticale, le rythme s’accélérant ou
ralentissant en fonction des séquences.
Entre
la vie et la mort, Inger ne peut être sauvée que par la parole, de
celui qui croit sans dire amen à sa religion, de celui qui croit par
la force de son ressenti, qui accueille en son corps la parole
divine, parce qu’il s’est libéré, du poids de la vie
quotidienne, de l’anodin, des paroles prononcées machinalement,
des prières répétitives, souillées, sans foi… Á travers quel
corps Dieu choisit-il de nous délivrer son message? Le pasteur habite son
vêtement comme il porterait une blouse de profession, distribue sa
parole comme un maître des images sans consistance, la famille en
oublie même de demander au ciel l’évidence : le retour à la
vie.
Les
mots de Johannes, le fils que l’on dit fou, scient leur quotidien,
s’extraient des phrases dites sans conviction : la parole,
parce qu’elle implique tout son être, anime son corps et sa
manière de se tenir dans ce monde ; parce qu’elle transforme
sa posture, elle éclaire, guide, a le pouvoir de provoquer des
miracles, interroge.
Les
portants métalliques de la sculpture se tiennent à la verticale,
dans un équilibre précaire, ils sont en état de rouille et
dialoguent avec ce texte, fin, suspendu, qui nous demande :
Qu’est-ce
que la foi ?
Va-t-elle
mourir ?
B.Roffidal
B.Roffidal
La
voix de Jeanne vaut mieux que tous ces procès d’intention
Papier
(le procès de Jeanne d’Arc recopié à la main), scotch, fil rouge
et noir en coton, partie supérieure d’un mannequin en métal.
38
cm (longueur) x 1m 49 (hauteur) X 27 cm (largeur)
Les
dépositions des personnes qui ont connu Jeanne recouvrent la base de
la sculpture, elles forment la première couche. S’y ajoutent les
interrogatoires du procès, cousus sur la première bande (enroulée
en spirale).
Les réponses de Jeanne, marquées au fil rouge,
touchent parfois le sol, ressemblent à des mèches de cheveux tombant en
avalanche ; la sculpture se laisse guider par les longueurs
aléatoires des questions et des réponses. Cette forme indéterminée,
fragmentée et faite par tous ces décrochements, traduit aussi la
liberté de Jeanne, de cette parole, insoumise et déterminée.
Comme
une réponse aux nombreuses récupérations dont elle fait l’objet
- comme si son martyre se poursuivait, nous pourrions répondre :
lisez la voix de Jeanne.
B.Roffidal
samedi 26 mai 2012
dimanche 20 novembre 2011
Exposition collective "Dentelle de papier" dans la collection permanente de la Cité Internationale de la Dentelle et de la Mode à Calais.
Sculptures visibles jusqu'au 30 septembre 2012
vendredi 8 juillet 2011
Exposition personnelle à la Plus Petite Galerie du Monde (ou presque) à Roubaix (galerie de Luc Hossepied) du 8 au 21 mai 2011
Photographie couleur du carton avec la sculpture Momie-moi avec cent trente-deux mètres de Bataille - Pour un amour transcendant tout (matériaux : livre de George Bataille Histoire de l'oeil - Edition l'imaginaire - Gallimard, fil rouge en coton, scotch) 2005.
J’ai
commencé par m’interroger sur la distance que l’on parcourait
lorsqu’on lisait le roman de Georges Bataille, Histoire
de l’œil. J’ai
découpé le livre, ligne par ligne, j’ai noué chaque fragment
avec des nœuds rouges. J’ai enroulé ces cent trente-deux mètres
autour de mon corps, je me suis emmaillotée ; je l’ai porté
telle une enveloppe, une enveloppe de mots obscènes qui cherchent à
atteindre une certaine transcendance, pour toucher autrement au
mysticisme. J’ai mis cette seconde peau sur un mannequin, je l’ai
allongé : il ressemblait à une relique, une relique de mon
propre corps ?
Pour
m’imprégner davantage du texte, me fondre avec la démarche
spirituelle des scribes ou des moines copistes, j’ai décidé de
recopier des livres à la main, parfois ce sont mes propres textes ;
j’ai redonné une empreinte charnelle à l’écriture, une
certaine sensualité, en réaffirmant l’importance de la
matérialité, trop fragilisée.
J’ai
conservé le système des bandelettes morcelées et nouées, de cette
ligne qui s’enroule telle une spirale, pour former une « Babel
de mots », à l’image de la sculpture Premier
Testament : le moine en moi
(qui est réalisée à partir d’un extrait de la Bible, recopié à
la main) ; elle exprime l’importance du retour au texte et à
la source, le souhait de supprimer les intermédiaires pour puiser
dans le texte d’une manière plus directe et plus profonde. Les
sculptures créées à partir de la Bible ainsi que Momie-moi
avec cent trente-deux mètres de Bataille
font partie de la série «Pour
un amour transcendant tout»
jeudi 7 juillet 2011
Sculptures réalisées avec mes tickets de caisse
Ce que j'avale pour garder la divinité de mon corps en vie
Tickets de caisse (reflétant ce que mange l'auteure), sacs en amidon modifié, fil rouge en coton
Dans
la série "Ce que j'avale", j’ai réalisé plusieurs sculptures avec
mes tickets de caisse, qui sont les témoins de ce que je mange ;
ces créations, qui changent avec le temps (certains tickets pouvant
jaunir ou s’effacer partiellement), tendent à rappeler
l’importance du corps et de ce qu’on avale, des molécules qui
nous constituent, mais elles expriment aussi l’importance de
s’intéresser à ce que l’on mange pour «garder la divinité de
notre corps en vie».
Ce que j'avale : garder la divinité de mon corps en vie (détails)
Exposition à la PPGM (ou presque) du 8 au 21 mai 2011 - Gravures monotypes

Moi je suis un monolithe, je refuse de courir…
Les autres peuvent bien parcourir le monde, dévitaliser leur âme et ramper aux pieds des boutiques… Aujourd’hui la rébellion s’exprime par le fait de rester stable; Bartleby l’avait bien compris dans le roman de Melville, le stylite Saint Siméon avant lui… Il suffit de dire à ce monde qui bouge de laisser les avions cloués au sol plus souvent, de fermer plus souvent les magasins et les stations d’essence, de travailler moins et de boycotter plus un nombre incalculable de produits pour produire une révolution.
L’art devrait être l’incarnation d’une posture, l’affirmation d’une position en réaction contre notre société, refléter une autre manière de vivre, proposer un autre modèle ; sans cette prétention intellectuelle il n’est qu’un produit parmi les autres, un générateur d’objets pour consommateurs fortunés. L’esthétique du jouet dans l’art contemporain, la tendance manga et tout ce qui épouse la mode permet certes de faire briller Versailles… Mais où est la magie, le mystère, l’ensorcellement de l’art ?
Serait-ce le système qui dicterait les lois de l’esthétique ?
Je suis sur la corde raide, la fragilité de mes créations se régale de ce manque de certitude, de cette recherche empirique jamais rassasiée, toujours en décalage…
J’ai tué l’image, trouvé la beauté, banni le kitsch pour revenir à une certaine sobriété poétique.
J’ai supprimé la représentation mais pas la noblesse du sujet; mes créations sont une ode à la lenteur, à un métier perdu : celui de copiste.
Ces morceaux de textes noués au fil rouge constituent une ligne interminable, cette ligne crée une forme, qui souvent se rapproche de l’enveloppe corporelle, parfois du monolithe. Peut-on lier les deux?
J’ai dépassé le second degré, si rassurant, je me suis réfugiée dans le premier, dans l’authenticité et le jusqu’auboutisme d’une démarche pour retrouver l’aura perdue de nos racines intestines. Mes sculptures sont devenues des stèles, des textes réincarnés ; les corps ont été bandés, emmaillotés, sauvés par cette écriture ?
mercredi 6 juillet 2011
Réincarnation - Photographie couleur (2008) - Sculpture portée : Premier Testament - Le moine en moi (2007)
Elle faisait pousser l’herbe
aux gueux, des clématis vitalba, tout autour des bâtiments,
arrachait les fleurs, échevelées et argentées, pour préparer des
potions qu’elle laissait macérer dans des bouteilles opaques ;
elle récupérait le liquide à l’aide d’un vide-bouteille,
l’offrait à ses invités une fois par an ; ivres, ils
s’embarquaient dans sa danse ; pour le sabbat rassemblés, en
douce, ils se laissaient séduire par le désordre de sa chevelure
rousse, qui se mélangeait furtivement aux corps en sueur. Les poules
étaient lâchées, ils venaient tous pour oublier, pour retrouver
son parfum à la vigne blanche, se laisser transporter… Au petit
matin elle partait, seule, les laissait tous rentrer ; personne
n’a jamais vu son visage le jour.
Les hommes, malades, venaient
lui rendre visite quotidiennement, au coucher du soleil. Elle
recouvrait leurs corps avec des bandelettes de papier interminables,
sur lesquelles elle écrivait. Ils retrouvaient ainsi leur origine,
le bonheur d’être emmailloté. Á chaque remède correspondait un
texte particulier.
Elle plaçait parfois des
œufs autour des corps, pour les protéger, les aider à retrouver
leur énergie originelle, celle de ce premier cocon ; elle
envoûtait les esprits avec ses mots. Tous reconnaissaient ses dons
de guérisseuse.
La légende dit aussi qu’elle
envoya jusqu’à sa mort des lettres sous forme de phylactères à
l’homme qu’elle n’a jamais pu sauver, qu’elle avait
aimé ; elle s’entêtait incessamment à le sauver par ce
courrier. Elle disait que ces kilomètres
de texte sans réponse étaient sa raison d’être.
J’ai passé mon enfance dans
cette ferme, j’ai été imprégnée par cette légende.
Nos poules sont rousses, mes
cheveux aussi. J’ai regardé les vaches
offrir leur pitance quotidiennement dans ce lieu d’histoire, de
mémoire, de travail, dans ce lieu étrange, de fabrique pour
l’imaginaire.
Un jour, j’ai découvert des
visages féminins qui apparaissaient au coin des ombres de mes
photographies, j’ai été étonnée de ne pas me reconnaître
lorsque je portais mes sculptures, dans ce lieu. Mon corps a pris peu à peu les
allures de cette femme, sorcière bienfaitrice, elle revient en moi à
travers ma création, revit-elle à travers le souffle haletant de ma
respiration ?
Je me suis identifiée à cette
femme, j’ai trouvé des indices sur sa présence. Ma création fait revivre ses
traces, son corps, je tente de trouver un remède au monde grâce à
ses formules… Et si ces enveloppes
corporelles faites de bandelettes, ces sculptures aériennes, ces
sortes de pierres fragilisées, mais dressées quand même, ces
formes monolithiques étaient comme des intermédiaires entre toi et
notre monde, si c’était ta manière de revenir, ma manière de me
trouver, de te retrouver ?
lundi 16 mai 2011
Relier ma position à la tienne : Bartleby le scribe (détails).
Dans
la série «Mes
héros-in»,
les textes choisis
sont ceux qui s’intéressent à des personnages (historiques ou
imaginaires) qui se révoltent à leur manière contre la société
dans laquelle ils vivent (des indignés d’un autre temps…), qui
s’en détachent, se retirent du monde en amenant les autres, par
leurs actions, à se poser des questions : Saint Siméon le
stylite qui a vécu pendant trente-sept années au sommet d’une
colonne de dix-huit mètres, sur une colline en Syrie, au Vème
siècle ; Bartleby le scribe, qui, dans le roman de Melville, se
rend sur le lieu de son travail mais décide d’exprimer son choix
quant au fait de ne pas effectuer les tâches dictées par son
patron, avec une attitude non-violente et déconcertante, en répétant
cette phrase, tel un leitmotiv «Je
préférerais ne pas…»
(«I would prefer not
to…» ), ou bien
encore le personnage de Büchner, Woyzeck, qui s’exclut du monde
qui l’entoure par son attitude particulière et sa folie qui le
mènera jusqu’au meurtre de sa maîtresse. dimanche 12 décembre 2010
lundi 5 avril 2010
dimanche 27 septembre 2009
Robe cocon - Ce que j'éponge (détails) - 2007 - Création de textes à partir d'émissions radiophoniques retranscrites et retravaillées.

Cette série de créations s’intitule « Ce que j’éponge » : il s’agit de sculptures créées à partir de d’émissions entendues à la radio ou à la télévision, retranscrites sur le vif puis retravaillées, et qui sont des témoins de ce que le corps absorbe. Cela permet de se mettre dans une posture où on s’arrête, pour être dans une écoute totale et une lutte acharnée afin de retenir le flot de paroles, une parole toujours en mouvement, discontinue et imparfaite, qui nous nourrie quotidiennement. Ces créations se rapprochent formellement des amphores, elles font également référence à Diogène et expriment le repli sur soi (nécessaire pour se trouver et s’ouvrir aux autres ?).

Qu’est-ce qui vous surprend ?
Elle est légère, fragile, belle, impudique, étonnante ; elle est le fruit d’une obsession savamment orchestrée.
Ces points de suture, cette écriture, ce texte qui parcourent les bandes, qui construisent l’architecture de l’objet, forment la structure d’une robe-ouverte, un livre qui aurait ôté sa couverture, mis à mal son format classique, qui aurait laissé son contenu s’étaler en transformant la superposition des pages en surface.
J’ai réappris à lire sur son corps en parcourant le chemin de ces enveloppes corporelles sur sa peau. Mes yeux n’étaient plus les seuls à se mouvoir de gauche à droite ; mon corps s’est mis à bouger, à suivre les lignes, j’ai dû inventer une danse.
Les nœuds me gênaient, coupaient le chemin, me rappelaient sans cesse que le texte était fractionné, que les phrases avaient été construites, découpées, réparées ; le fil et l’écrit nous reliaient, à elle, à nous, ils tissaient des liens entre cet ailleurs et nous.
Tu me regardais écrire, repasser la première écriture, le soir tu me passais de la pommade : le stylo imprimait sa marque sur ma peau ; mes doigts rougissaient, je les poussais à bout, ils finissaient par rendre visible le frottement incessant.
Je concentrais toute mon énergie sur mes phalanges, tout mon amour du texte, mon amour de la matérialisation d’une parole trop mouvante, trop changeante, trop vive, imparfaite.
Je la stabilisais, je la retenais en la fixant grâce à l’écrit.
Les livres rencontraient une nouvelle forme, je les re-matérialisais à ma manière ; le geste de mon écriture se greffait parfois sur le texte, il gardait l’empreinte de cette intimité retrouvée, lui qui était d’ordinaire si froid dans sa forme.
Mon écriture, toujours prête à partir, penchée, rendait charnelles ces pages présentées à la machine ; le temps passé avec le livre, devenu visible, s’exhibait en tant que tel.
Le sens était-il différent avec la modification de la forme ?
Je m’interrogeais, tu me répondais que oui, tu me disais que nous ne lisions pas un texte de la même manière lorsqu’il était ainsi fractionné, personnalisé, tronqué par des nœuds, mis en ligne, lorsque nous devions tourner autour pour accéder à sa révélation. Tu m’avais dit que ces objets, sur lesquels il fallait se pencher pour pouvoir lire, qui aimantaient le spectateur en l’incitant à se rapprocher, t’emmenaient dans le monde étrange du temps matérialisé, du temps qui s’allonge, s’impose, qui prend forme et exhibe sa sensualité inhérente à son mode de fabrication. L’acte de la répétition nous sautait aux yeux, c’était le temps du « faire », qui se transformait en temps suspendu…
Et toi tu cherchais la raison pour laquelle j’avais préféré transférer toute mon énergie dans ces objets à la recherche d’une autre transfiguration...
J’avais mis la peau du moine pour recopier ces lignes, passer du temps avec elles et voir défiler les lettres, créer cette union improbable entre mon écriture et le texte choisi : c’était une manière de me l’approprier.
Tu découvrais l’aspect aérien de ces sculptures qui portaient en elles cet engagement démesuré, hors-cadre, flottant sur l’ordinaire de nos vies.
B. Roffidal
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